Résumé

Portrait de Albert Réville Albert Réville Les Sciences naturelles et l’orthodoxie en Angleterre

Courage, belle science, et en avant! Nous avons cette foi dans la nature que nous n’admettons pas en elle la possibilité du mensonge, et la nature mentirait, elle serait la contradiction absolue, c’est-à-dire le néant, si le monde extérieur, sondé jusque dans ses derniers arcanes, devait anéantir ce monde intérieur, ce règne de l’âme, qui n’est pas moins naturel, moins positif que l’autre. On dit qu’il est moins évident. Cela dépend complètement de l’œil avec lequel on le contemple. L’œil, dit excellemment l’Évangile, est le flambeau du corps.
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C’est Démocrite, nous dit-il, qui introduit dans le monde grec la théorie de l’atome, infini en nombre et dont les chocs, les répulsions, les agrégations, donnent lieu à l’apparition de tout ce qui existe. Les erreurs et les lacunes de son système ne sauraient lui ôter la gloire d’avoir fondé la science indépendante de la nature. Toute physique est partie de lui. Quant au grand mystère vital, c’est-à-dire à l’adaptation merveilleuse d’une partie d’organisme avec les autres parties et aux conditions de la vie, Démocrite n’essaya pas même de l’étudier.
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Si notre œil est sain, nous marchons en pleine lumière; s’il est attaqué par la maladie, nous n’agissons plus qu’en tâtonnant; s’il est crevé, nous ne voyons plus même ce qui éblouit. Notez bien que cela ne fait rien du tout au soleil lui-même, qui n’en continue pas moins d’irradier dans l’immensité. De même prenons garde que la lumière qui est en nous ne s’obscurcisse. A une certaine hauteur de l’esprit, c’est le monde extérieur qui pâlit, c’est le monde intérieur qui se colore des teintes les plus vives de la réalité.
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