Résumé

Auguste Dumont Paris-Éros. Première série, Les maquerelles inédites

Quand Dieu veut faire une sainte d’une putain, il ne lui tient pas compte de ce qu’elle a fait, mais de son repentir.
— Tu n’entends pas, Magoula ? Le curé Moncupette va te canoniser, cria un poteau à la goule qui s’était penchée sur la table, le front entre les deux mains.
Un sanglot étouffé répondit à cette raillerie.
— Elle pleure, oh ! la vache ! ricana le satyrion.
— Si vous étiez couverts, je vous dirais : Chapeaux bas, Messieurs ; cette putain vaut mieux que nous tous. Elle vient d’affirmer son âme ; jusqu’ici nous n’avons fait montre que d’appétits.
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Auguste Dumont Paris-Éros. Première série, Les maquerelles inédites

L’un, relaps de l’amour, voit le gendarme en sa femme, gardienne du foyer et de son honneur, dans son enfant qui tend son front virginal à ses baisers impurs, dans l’ami qui lui tend la main, dans tout ce qui sourit, dans tout ce qui aime ; l’autre est son sosie moins ignoble.
— Oui, l’homme est une sale bête, soupira Magoula.
— Ah ! mais... c’est notre tête qu’on se paie ici, s’exclama le roi Cauda. Allons, mes féaux, noyons ces mécréants dans le champagne, et vivent les poteaux !
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Auguste Dumont Paris-Éros. Première série, Les maquerelles inédites

La Jeannette a une belle lune, la Colette aussi. Il n’y a rien qui ressemble à une belle lune comme une autre belle lune ; la nuit, on peut s’y tromper.
— C’est vrai, cela m’est arrivé... Je chercherai ailleurs, je veux savoir.
Dans l’après-midi, en allant voir ses champs, le maire rencontra la baronne qui se promenait rêveuse, tourmentée.
Il lui raconta l’histoire des deux lunes.
Elle rougit si fort que Poireau, certain de ne pas se tromper, lui dit à brûle-pourpoint :
— C’était votre lune et celle d’une de ces dames.
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