Résumé

Portrait de P. L. Jacob P. L. Jacob Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours…

Nous ne voulons qu’effleurer ce vaste et curieux sujet; mais nous en dirons assez, dans cette rapide esquisse, pour prouver que la mode fut toujours, chez nos ancêtres, le reflet des mœurs. La mode n’est ordinairement qu’une forme et une expression du luxe, qui a une si funeste influence sur la moralité publique, et qui ouvre la porte, pour ainsi dire, à tous les égarements, à tous les désordres, à tous [5] les vices. L’amour du luxe mène à la débauche et conseille la Prostitution; c’est l’attrait, c’est l’amorce des mauvaises passions.
Source : Gutenberg

Portrait de P. L. Jacob P. L. Jacob Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours…

Elle gaste la fleur de la verte jeunesse,
Déflore la beauté, advance la vieillesse;
Elle ride la peau, rend le front farineux,
Jaunit nostre beau teint, le plombe et rend squameux:
J’entends, quand par excès le mestier on prattique,
Dans un bordeau lascif, avec femme publique.
Le poëte a toujours une restriction à mettre en avant, pour déclarer qu’il est plein de respect pour les dames vertueuses, mais qu’il s’adresse seulement aux femmes de mauvaises mœurs. A l’en croire, pourtant, la Prostitution était partout, et les plus grandes dames ne dédaignaient pas de se mettre au métier.
Source : Gutenberg

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Il faudrait citer toutes les farces qui nous restent du seizième siècle, pour constater les innombrables ressources de leur immoralité, et pour faire comprendre la part qu’elles avaient dans l’enseignement de la Prostitution. Une femme de bien, après avoir assisté à ces représentations impures, en revenait l’âme souillée et l’esprit tourné à la luxure. Non-seulement les images les plus obscènes, les mots les plus crus, les maximes les plus honteuses émaillaient le dialogue des farceurs, mais encore leur pantomime et leurs jeux de scène étaient d’horribles provocations à la débauche.
Source : Gutenberg

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