Résumé

Paul Robiquet Paris et la Ligue sous le règne de Henri III… (1886)

Cependant, encore une fois, il céda et expédia au chef de la Ligue le brevet qui faisait de lui le vrai maître de la France. Mais, alors même qu'il tendait ainsi la joue aux soufflets, le roi sentait croître sa haine contre Guise. Plus il se faisait souple devant les princes catholiques, devant les Parisiens rebelles, plus il s'affermissait dans une idée fixe qui l'obsédait jour et nuit : se défaire de ce grand rival, idole de tout un peuple, et jeter sa tête comme un suprême défi à la ville ingrate qui avait chassé son roi.
Source : Gallica

Paul Robiquet Paris et la Ligue sous le règne de Henri III… (1886)

C'est à Rouen, le 5 juillet, que le roi avait donné ses réponses aux requêtes des Parisiens 2. C'est aussi à Rouen, et quelques jours plus tard, qu'il signa l'Édit sur l'union de ses sujets catholiques ou, pour parler clairement, sa capitulation devant la Ligue 3. Dans un onctueux préambule, Henri III dissimule son profond dépit sous un flot d'épancliements mystiques. A l'en croire, s'il traite avec ceux qui l'ont humilié et chassé de sa capitale, c'est uniquement pour obéir à des scrupules de conscience.
Source : Gallica

Paul Robiquet Paris et la Ligue sous le règne de Henri III… (1886)

Elle se sent prise d'enthousiasme pour cette Inquisition d'Espagne « qui contient les hommes aux bornes de leur religion » et dont les huguenots font « un monstre, une chiche-face, une chimère dont ils font peur aux petits enfants ». C'est la « haie » qui empêche « d'entrer en la vigne ». Un moment, le Parlement de Paris a joué ce rôle de barrière contre l'invasion des hérétiques, mais, depuis qu'il condamne le pape et ses bulles, la Ligue regarde les magistrats d'un œil menaçant.
Même défiance des purs de la faction contre l'Hôtel de Ville de Paris.
Source : Gallica

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