Claude Saint-Jan, À la belle étoile (1905)
“ Une grande pitié remplit le cœur de la fermière, et, les enfants ayant posé leurs bols, elle leur dit : « Ce n'est pas grand'chose, une tasse de lait. Tenez, ma soupe est prête; je vais vous en donner une assiettée. » Violette et même Marc ne se firent pas prier. Il y avait longtemps qu'ils ne s'étaient assis à une table pour manger, et l'appétissante odeur du bouillon fumant les combla d'aise. Comme ils finissaient leur soupe, Violette poussa une exclamation étouffée. Dans la porte entr'ouverte venait d'apparaître le garçon qui lui avait volé ses fraises. ”
