Camille Lemonnier,
Les Charniers
“ Une crosse de fusil que je ramassai à la hauteur de ce qui avait été les bras du cadavre m’en dit davantage : c’était la crosse longue et plate d’une de ces canardières à hauts canons qu’on trouve pendues à la cheminée des paysans. Et, comme des gens qui, en marchant à travers la forêt, ont trouvé un homme sans vie dans le taillis et conjecturent le genre de mort qui l’a frappé d’après les indices qui sont à l’entour, nous pensâmes que cet homme ou cette femme, ayant héroïquement combattu pour le salut du village, s’était traîné là, blessé, et n’avait pu fuir l’incendie. ”
