Loustic

Définition et enjeux

Louis Couailhac,  Physiologie du théâtre (1841)

“ Le personnage de loustic , abandonné par le comique , est ordinairement ramassé par le membre le plus spirituel de la troupe . On comprend que le hasard est ici maître souverain . Le loustic est premier ténor , ou tyran de mélodrame , souffleur , ou musicien , homme ou femme . Il arrive assez souvent qu' il surgisse un loustic des derniers rangs de la hiérarchie dramatique . Alors il a tous les priviléges du fou du roi . Le sous-régisseur lui - même n' ose pas le mettre à l' amende . ”
Source : Gallica

Portrait de Sophie Gay Sophie Gay,  Physiologie du ridicule (1833)

“ L’emploi des comiques revient de droit au loustic de la société ; il a l’habitude d’amuser les convives de son vieil oncle, espèce de parterre fort indulgent pour tout ce qui tient à l’amphitryon. On en conclut qu’il fera pouffer de rire toute la salle : ce qui n’est pas une raison, car les calembours, les mots à double entente, la grosse ironie, qui composent ordinairement la gaieté d’un plaisant de famille, n’excitent point celle du parterre ; une bonne balourdise, un mot naturel, une fourberie bien audacieuse, de la naïveté dans le jeu, du sérieux dans le comique, voilà ce qui fait rire. ”
Source : Wikisource

Pierre Frédé,  Aventures lointaines : voyages… (1882)

“ On cause, c'est-à-dire l'on pleure ou l'on rit, selon que les loustics du pays racontent l'odyssée glorieuse d'un vivant ou l'histoire d'un parent mort. Et quand on a bien pleuré, bien ri, quand on s'est arraché les cheveux, chacun se félicite de s'être si bien amusé. ”
Source : Gallica

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