Gustave Droz

Gustave Droz

Résumé

Portrait de Gustave Droz Gustave Droz Le Jour de Madame

Il n’y a qu’elles qui sachent dire avec un geste impossible à rendre, avec une grâce de petit chat blanc qu’on caresse : Eh, bonjour, ma belle ! Il n’y a qu’elles qui, en se renversant dans le fauteuil, sachent murmurer un adieu, mignonne chérie, adieu, et cela sans se lever, avec un sourire et un geste pleins de caresses et de confidences, d’intimité et d’affection.
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Portrait de Gustave Droz Gustave Droz Le Jour de Madame

Chez elle, c’est une bourrasque, les mots lancés de tous les côtés à la fois tombent dru comme grêle, les éclats de rire s’entrechoquent comme de la vaisselle qui remue dans un sac, et durant deux ou trois heures, au milieu de ces femmes adorablement prétentieuses, parlant vite et haut, éclatant à tout propos en rires bruyants et en gestes peu naturels, mais toujours délicieux, minaudant de leur jolie bouche, et se lançant mutuellement a la tête des poignées de grâce et d’esprit comme on ferait de poignées de poudre d’or pour s’aveugler, on reste ébloui soi-même.
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Portrait de Gustave Droz Gustave Droz Le Jour de Madame

Moi, j’aime les gens qui ont de faux cheveux, c’est bête, mais c’est plus fort que moi. Généralement ils ont bon cœur, ces gens-là... Mais je me tais, je ne veux pas interrompre M. A..., il me sauterait à la gorge, quoiqu’il ait bon cœur aussi ; ah ! ah ! ah !... Continuez donc, monsieur A..., vous voyez, j’écoute. (elle met les bonbons sur ses genoux et grignote.)
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