Ferdinand Delavigne

Résumé

Ferdinand Delavigne Soirées littéraires de la Sorbonne… (1866)

Les hommes, disait Fontenelle, donnent volontiers à la philosophie leurs maux à considérer, mais non pas à guérir; et ils ont trouvé le secret de faire une morale qui ne les touche pas de plus près que l'astronomie. — Mme de Lambert ne pensait pas ainsi ; et sa philosophie était plus pratique, plus agissante. En effet, et sous ce rapport, elle offre quelque ressemblance avec la royale fondatrice de Saint-Cyr, elle a le goût de la morale prêehée et enseignée, d'une éducation à la fois tendre et sévère, qui hausse le cœur par le sentiment, et fait acquiescer la volonté libre au devoir.
Source : Gallica

Ferdinand Delavigne Soirées littéraires de la Sorbonne… (1866)

Il éclairait son esprit, mais elle relevait et fortifiait son cœur. — Dans un siècle qui allait placer la sagesse dans le bonheur et le bonheur un peu trop dans le plaisir, tous deux placèrent d'abord le bonheur dans la sagesse. Tous deux portèrent le même tour de réflexion ingénieuse dans les sentiments du cœur et dans la direction de la vie. Et quand je lis l'épilogue de cet Essai sur le bonheur, où Fontenelle a comme résumé toute sa philosophie et fait son acte de foi morale, je ne sais vraiment si c'est lui qui parle ou la raisonnable marquise.
Source : Gallica

Ferdinand Delavigne Soirées littéraires de la Sorbonne… (1866)

«Il faut convenir que ceux qui s'occupent de réflexions et qui se remplissent le cœur de principes, sont plus près de la vertu que ceux qui les rejettent. » Mariée à vingt ans, en i 666, au marquis de Lambert, qui devint plus tard lieutenant-général des armées du roi et gouverneur de la ville et duché de Luxembourg, elle rencontra en lui une âme grande et forte : et dans cette union heureuse, qui dura vingt années, elle prit, ou plutôt elle entretint cet amour de la gloire qui parfois donne à son esprit un peu grêle, un peu fin, des allures si hautes et si fières.
Source : Gallica

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