Résumé

Louis Lefranc Principes du droit naturel : discours d'ouverture prononcé dans la séance publique de rentrée des Facultés de Bordeaux… (1860)

Serait-il vrai qu'une image de ce qui n'est point, un fantôme sans consistance, eussent te pouvoir de jeter tous les hommes dans de tels transports, que tous, depuis le commencement du monde, se soient mis à courir, le cœur haletant, vers une ombre vaine, un vide, un néant, comme vers la seule réalité capable d'apaiser toutes leurs ardeurs ? Étrange hallucination que celle de l'humanité ! Ce qu'il y a de plus beau, de plus grand dans nos pensées, l'honnête, le bien par excellence, la perfection même, ne seraient que le déréglement de l'imagination qui s'exalte et le délire de notre âme malade.
Source : Gallica

Louis Lefranc Principes du droit naturel : discours d'ouverture prononcé dans la séance publique de rentrée des Facultés de Bordeaux… (1860)

Aris-tote a noblement parlé de la nature humaine quand il a dit que le beau rôle est toujours pour celui qui aime. Car c'est celui qui se donne lui-même qui est le meilleur et le plus fort. Le cœur qui se plaindrait de ses avances ne serait pas digne de les avoir faites. Ne disons pas que le dévouement soit une méprise de la conscience, et n'appelons pas déception l'acte par lequel nous nous sommes donnés. N'est-ce pas cet acte qui nous élève jusqu'à Dieu, dont l'essence parfaite consiste à prendre toujours l'initiative et à faire le bien sans condition. Le cœur dévoué ne manque jamais son but
Source : Gallica

Louis Lefranc Principes du droit naturel : discours d'ouverture prononcé dans la séance publique de rentrée des Facultés de Bordeaux… (1860)

Tour à tour invoqué et répudié par les mêmes partis, selon les vicissitudes de la lutte, on le voyait errant par toute la terre, proscrit par tous les vainqueurs, trouvant à peine l'hospitalité dans le cœur de quelques hommes généreux, qui aimaient à l'égal de la vérité le droit de l acquérir d une manière digne d'elle. Ce n'est qu'au seizième siècle que la liberté de conscience apparaît avec L'Hôpital et quelques rares esprits, comme un arc-en-ciel dans un nuage sanglant, annonçant aux yeux consolés la sérénité prochaine.
Source : Gallica

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