Résumé

Léon Sandon Les Socialistes et la société, par M. Léon Sandon… (1849)

On croyait que tous les hommes étaient frères, égaux, et qu'ils n'avaient qu'un maître qui est aux cieux, et ce maître ou Dieu, n'est autre que l'éternelle justice , l'éternelle bonté, la sanction et glorification de toutes les sublimes aspirations d'une conscience pure. Il fallait avoir une foi bien vive, et croire cette cause bien sainte, pour essayer de renouveler entièrement la société, et l'établir sur de nouvelles bases. Ce n'est pas la philosophie qui pouvait y pousser l'humanité avec cette ardeur qu'on a vue, cette persévérance, ce dévouement.
Source : Gallica

Léon Sandon Les Socialistes et la société, par M. Léon Sandon… (1849)

C'était un si beau rêve en effet, et il est si pénible de l'abandonner, quand on a vu sa réalisation de si près! Se faire les arbitres de la conscience humaine, le plus fort levier imaginable, la force irrésistible, s'en rendre maître, en faire hommage aux puissants, leur dire : « Voyez, avec nous, vous êtes éternels ; vous n'avez rien à redouter de l'avenir. Mais qu'avez-vous à nous donner pour nos peines? » L'humanité ne marchera plus, elle s'arrêtera là, entre vous et nous, et nous allons lui enseigner que ses espérances ne peuvent se réaliser que dans un autre monde.
Source : Gallica

Léon Sandon Les Socialistes et la société, par M. Léon Sandon… (1849)

Si j'étais venu en d'autres temps, dit-il, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, l'empire aurait pu devenir une religion ; Alexandre, César, Mahomet s'attachaient les peuples d'une manière invincible en s'attachant les consciences ; ils se prétendaient en communication avec les Dieux; mais aujourd'hui, un homme, si grand qu'il soit, ne peut être qu'un homme. C'est qu'en effet, la conscience humaine n'appartient plus au premier grand homme qui vient étonner les peuples par son génie, les accabler par sa puissance.
Source : Gallica

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