Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil… (1825)

Le monde eut le spectacle d'une nation qui, ayant renoncé à la foi dont elle avoit vécu jusqu'alors, cherche dans les ténèbres et dans le sang une religion nouvelle et une nouvelle civilisation. De l'anarchie elle passe encore derechef sous le despotisme. Un fourbe ambitieux , qui savoit vouloir et agir, chasse vers l'échafaud un prince foible, cite la Bible à des fanatiques, puis courbe tout sous son épée.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil… (1825)

La probité, la vertu, la religion même, succomberont en plusieurs, qui se mettront à raisonner avec leur conscience, à se dire que pourtant on ne doit non plus rien exagérer; qu'on a des devoirs envers les siens; que trop de raideur achèverait de tout perdre; que la sagesse conseille de se prêter aux circonstances; que le bien, tel qu'on le voudroit, n'est plus de saison, que c'est beaucoup déjà d'éviter l'excès du mal
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil… (1825)

Du reste, l'état ne connoît ni Dieu ni ses commandements, ni vérité, ni devoirs , ni rien de ce qui appartient à l'ordre moral. Il se glorifie d'être indifférent à l'égard de tous les dogmes, et même de les ignorer. Il n'existe à ses yeux nul pouvoir supérieur à celui qui le régit; il ne s'élève pas plus haut que l'homme, et il appelle indépendance la soumission servile à ses volontés.
Source : Gallica

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