Résumé

Natalis Rosset Considérations générales sur l'Europe… (1828)

Ne savez-vous pas que Rome devint esclave aussitôt que les moeurs se corrompirent et que la religion perdit son utile influence ? Ne savez-vous pas que pour être libre il faut avoir les plus grandes vertus , et qu'il n'est point de liberté pour les nations impies ? Ne savez-vous pas que l'égoïsme est le tombeau de l'indépendance , et que l'amour du pays n'est qu'un vain mot pour un peuple sans principes, sans conscience et sans foi ? Ne savez-vous pas que l'homme sans Dieu est un citoyen sans patrie, et que l'intérêt seul est sa loi suprême ?
Source : Gallica

Natalis Rosset Considérations générales sur l'Europe… (1828)

S'il te reste une ombre de philosophie, dis que tu ne: comprends rien dans les mystères qu'annonce le Christianisme, mais ne dis pas que Jésus-Christ nous a trompés, et que l'Eglise, son interprète légitime, nous trompe encore après lui. Si tu veux combattre le Christianisme, n'attaque pas ses mystères qui s'enfoncent dans les abîmes de l'infini, et qu'une raison bornée comme la tienne est dans l'impuissance de juger. Prends une route plus sage, adopte un parti moins insensé ; combats, si tu l'oses, les faits incontestables sur lesquels reposent les preuves de cette religion divine.
Source : Gallica

Natalis Rosset Considérations générales sur l'Europe… (1828)

Prétendre que la vertu n'est pas un effort continuel contre les penchans de la nature, c'est démentir la sainte autorité du Christianisme qui nous impose l'obligation de le croire, c'est contredire le témoignage des plus grands philosophes de l'antiquité et de nos temps modernes, c'est mépriser la voix de notre propre coeur, c'est faire un acte de lâche hypocrisie et d'insigne mauvaise foi.
Or, l'homme, avec cette inclination si prononcée pour le mal, lira-t-il sans danger les productions d'une séduisante philosophie qui flatte sans cesse une inclination pareille?
Source : Gallica

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