Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Des Progrès de la Révolution et de la guerre contre l'Église… (1829)

Voulezvous sauver la foi et rendre à l'Église son indépendance nécessaire, soyez évêques , soyez prêtres, et rien de plus. Nulle dignité, nulle fonction de l'ordre civil, n'est compatible aujourd'hui avec la liberté de votre ministère. Dégagez-vous de tout lien de parti. Que vous importent ces querelles de la terre, où, de part et d'autre, on ne combat que pour l'erreur et pour l'intérêt ? Laissez les rois et les peuples se disputer , dans leurs désirs aveugles, un pouvoir sans consistance, parce qu'il est sans règle, et qu'on en méconnoît également la source, les limites et les conditions.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Des Progrès de la Révolution et de la guerre contre l'Église… (1829)

On ne vouloit point le schisme, parce, qu'on en redoutait les suites, parce qu'on sentait que la Religion catholique une fois abolie, le peuple resterait dépourvu de toute religion, et qu'une religion est nécessaire à l'homme, nécessaire à la société. On a tout fait pour opérer le schisme, parce qu'on ne pouvoit autrement asservir l'Eglise, et que le principe de despotisme inhérent au Pouvoir tel qu'on le conçoit depuis qu'il a cessé d'être chrétien, ne saurait librement se développer, tant que l'Église conserve son indépendance.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Des Progrès de la Révolution et de la guerre contre l'Église… (1829)

Jamais, au contraire, on n'aspira avec une si vive ardeur, à un nouvel ordre de choses, tout le monde l'appelle, c'est-à-dire, appelle, sans se l'avouer et s'en rendre compte, une révolution.
Oui, elle viendra, parce qu'il faut que les peuples soient tout ensemble instruits et châtiés; parce qu'elle est indispensable, selon les lois générales de la Providence, pour préparer une vraie régéneration sociale. La France n'en sera pas l'unique, théâtre ; elle s'étendra partout où domine le libéralisme, soit comme doctrine, soit comme sentiment, et sous cette dernière forme; il est universel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature