Félicité de La Mennais,
Procès de l'Avenir
(1831)
“ Il vient, Messieurs, dans l'histoire des peuples, des temps où le pouvoir absolu se fonde sur les débris des lois anciennes, où les moeurs affoiblies et la religion ébranlée permettent à quelque fils d'un homme fait prince autrefois par le peuple de s'élever plus haut que ses serments. Alors naissent les concordats. Le prince ne veut pas opprimer la religion, parce qu'il a besoin de s'en servir comme d'un instrument ; il ne veut pas qu'elle règne sur lui, parce qu'il entend régner sur tout ; il ne veut pas qu'elle soit libre, parce qu'il a horreur de la liberté. ”
