Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil… (1826)

On ne change point en quelques années l'esprit des peuples, c'est l'oeuvre du temps ; et jusqu'à ce que cet esprit ait changé, il est impossible que la société chrétienne renaisse. Elle est le fruit, non de la violence , mais de la conviction ; sa base est la foi, et non pas l'epée. Elle existe quand on y croit, elle cesse d'être quand on cesse d'y croire , et jamais les lois ne la recréeront qu'en aidant à la rétablir dans la pensée et dans la conscience.
C'est la tâche des gouvernements ; l'avenir des nations et leur propre avenir dépend d'eux, du moins en partie.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil… (1826)

Publiez la saine doctrine; parlez, exhortez , reprenez avec toute autorité (1) , car Dieu ne nous a pas donné l'esprit de crainte , mais l'esprit de force et d'amour (2) . Il est temps que les premiers pasteurs se souviennent de ce précepte, et que leur voix console, encourage , unisse le troupeau. Il est temps qu'ils repoussent avec publicité des maximes fatales à l'Église, et qui sont devenues comme le symbole de tous ses ennemis. « Qui » ne résiste point à l'erreur, l'approuve ; et qui ne »défend pas la vérité, l'opprime (3) .
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil… (1826)

Et voilà où sont conduites, de degré en degré, les nations qui, en se séparant de l'Église, ont par cela même abandonné le principe fondamental de la foi chrétienne et de toute foi. Un peuple non chrétien peut avoir une religion, il peut conserver les dogmes primitifs , comme ils se conservoient avant Jésus-Christ, par la tradition ; il peut reconnoître l'autorité de ces croyances communes, et s'y soumettre. Mais le premier acte de celui qui rompt avec l'Église est de nier cette autorité nécessaire et d'y substituer la sienne propre, l'autorité de sa seule raison
Source : Gallica

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