Résumé

B. de Renusson Divagations sur l'esprit du temps… (1860)

A côté d'un malheur fatal et inévitable, l'homme rencontre une douleur qui tantôt le purifie, tantôt, acceptée volontairement, l'élève jusqu'à la sainteté; la justice divine est limitée par la miséricorde en même temps que celle des hommes devient plus supportable avec l'espérance d'une autre vie ; la solidarité de l'humanité tout entière oppose aux anciennes hiérarchies une barrière désormais infranchissable, et la souveraineté elle-même s'incline devant le droit.
Source : Gallica

B. de Renusson Divagations sur l'esprit du temps… (1860)

Si vous croyez céder à une meilleure inspiration en l'érigeant en critérium, transportez-vous un seul instant en imagination sur le terrain mouvant des prévisions humaines; c'est là qu'elle domine et la vérité est absente. C'est qu'en réalité, partie intégrante d'un tout organique qui est l'homme, la raison ne nous conduit pas mieux, à la vérité, que nos autres facultés. Par elle-même, elle ne peut compléter un travail de découvertes. L'intelligence, la sensibilité, le témoignage des hommes, celui des sens ne nous égarent pas plus qu'elle lorsque nous sommes à la recherche du vrai.
Source : Gallica

B. de Renusson Divagations sur l'esprit du temps… (1860)

Christianisme peut lentement et de nouveau persuader aux peuples que la révolte n'est jamais un devoir, et, à plus forte raison, un droit; seul il peut leur montrer, en leur rappelant l'histoire de ces dernières années, que, soumis à une marche progressive, les gouvernements qui faillissent peuvent aussi s'amender, et que les pires des maux ne sont pas les abus, mais les révolutions.
A peine soutenus par un commencement d'organisation sociale, battus en brèche par un désordre moral qui ne connaît pas de limites, nous courons depuis soixante ans d'un gouvernement à un autre.
Source : Gallica

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