Résumé

Jules Pouilh Coup d'oeil sur la crise sociale actuelle… (1835)

De plus, le christianisme naissant promettait à la classe la plus nombreuse des biens temporels, une condition moins servile et moins dure. La majeure portion de l'humanité sentit sa chaîne s'alléger à l'apparition du nouveau culte; et tout un sexe, sans exception de classes, put se promettre d'être un peu moins subalternisé par l'autre. Mais vos missions, quel rayon d'espoir font-elles briller aux yeux du pauvre, quel baume répandentelles sur les privations et sur les douleurs ? Est-ce que l'ilote politique et civil peut espérer par elles plus de bonheur icibas et moins de mépris ?
Source : Gallica

Jules Pouilh Coup d'oeil sur la crise sociale actuelle… (1835)

Or, le christianisme inspire bien d'autres sentimens à l'égard des autorités établies dans l'intérêt de tous. Le vrai chrétien a pour l'oeuvre du législateur, quelque imparfaite qu'elle puisse être, un peu de cette indulgente charité que la religion lui recommande envers le prochain. Le vrai chrétien est constant; il est patient, il sait attendre; car il met son espoir dans les autres comme il espère en lui-même, ce qui est, selon moi, une raison de plus pour que l'Evangile doive être invoqué.
Source : Gallica

Jules Pouilh Coup d'oeil sur la crise sociale actuelle… (1835)

Enseigner au siècle tout ce que les apôtres enseignaient, et rien que ce qu'ils enseignaient, me semble aussi étrange qu'il le serait de se borner à la physique de Moïse ou de chercher dans la médecine des anciens Grecs des remèdes à des maladies qui n'existaient pas de leur temps. Je sais que mes rapprochemens vous paraissent autant de blasphèmes. Alors que rien n'est immuable autour de vous, que tout disparaît ou se transforme, beaux-arts, littérature, politique, tout, vous pensez que la seule religion doit être à jamais constante dans ses formes.
Source : Gallica

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