Résumé

Macquin L'une des Gloires du clergé de la Meurthe… (1854)

Rien n'est plus noble et rien pourtant n'est plus négligé que les devoirs à l'égard des âmes. On les réduit par les erreurs , on les empoisonne par la flatterie, on les blesse par les scandales : on les tue, tantôt par de mauvais conseils , tantôt par de mauvais exemples- : on les livre à leurs fantaisies : on les entretient dans leur malice : on les abandonne à leur ignorance : on croit être bien charitable quand on a pleuré sur les corps dont l'âme s'est retirée, et l'on ne pleure pas sur une âme qui s'est séparée de Dieu.
Source : Gallica

Macquin L'une des Gloires du clergé de la Meurthe… (1854)

Pendant trente siècles, l'homme, témoin des misères attachées à la condition humaine, n'avait pas même songé à venir au secours de ses frères souffrants. On ne trouve pas, chez les anciens, l'ombre d'une institution en faveur des infortunés ; la philosophie ni le paganisme ne séchèrent jamais une seule larme. Quoique la pitié soit dans la nature, et peut être par ce qu'elle est dans la nature, le raisonnement en éloigne. Senèque l'appelle le vice d'une âme faible. Ne te tourmente point pour ceux qui pleurent : c'est un des préceptes de Marc-Aurèle, et la doctrine commune des stoïciens.
Source : Gallica

Macquin L'une des Gloires du clergé de la Meurthe… (1854)

Recherchez les causes de tous ces malheurs : il s'élèvera autour de vous du sein des enfers, comme un cri lamentable des peuples précipités dans l'abîme : ce sont nos indignes pasteurs qui nous ont jetés dans ce lieu de tourments où nous sommes : leur inutilité et leur ignorance nous les a fait mépriser : leur vanité nous les a fait haïr, injustement il est vrai, car il fallait respecter Jésus-Christ en eux, et les promesses faites à l'Église
Source : Gallica

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