Résumé

Louis Gaudreau Panégyrique de saint Louis, prêché dans l'église de Saint-Germain l'Auxerrois… (1854)

Charité de nos pères, que tu faisais de prodiges!
aux premières années de notre siècle, on s'était promis de faire oublier tes bienfaits en préconisant outre mesure une vertu moins divine, l'amour de l'humanité; hélas! que de déceptions ont prouvé son insuffisance!
Vous comprenez de suite que je ne suis pas ennemi de la philanthropie : elle aussi est fille de la religion.
Ce sont notre législation, nos mœurs, notre civilisation tout imprégnées de christianisme qui lui ont donné naissance. Le grand tort de la génération qui nous a précédés, c'est d'avoir méconnu son origine.
Source : Gallica

Louis Gaudreau Panégyrique de saint Louis, prêché dans l'église de Saint-Germain l'Auxerrois… (1854)

Nommer la mère de saint Louis, c'est dire que la valeur coula dans les veines de notre héros avec le sang de Castille, c'est dire aussi que la religion la plus tendre, la plus éclairée le forma. Si la science, la sagesse, la connaissance du monde sont nécessaires à l'éducation des princes, combien plus la piété, et surtout, la piété maternelle.
Source : Gallica

Louis Gaudreau Panégyrique de saint Louis, prêché dans l'église de Saint-Germain l'Auxerrois… (1854)

Selon nos idées modernes, Rome, dont la foi ne défaillit jamais, ne conserva pas toujours les bornes de la modération dans ses prétentions politiques ; mais si nous nous reportons aux circonstances de cette époque, si nous considérons l'ambition de tant de rivaux, les divisions des princes, les calamités de toutes sortes dont les peuples étaient les victimes, l'instruction, d'ailleurs, presque uniquement réfugiée dans l'Église, nous concevrons que l'omnipotence de Rome était une doctrine entourée de prestiges bien séduisans.
Source : Gallica

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