Résumé

Larivière Édouard, ou Le jeune mousquetaire (1868)

Il savait que Jésus-Christ était né, qu'il avait vécu, et qu'il était mort pauvre; il respectait la pauvreté, reconnaissait le péril des richesses, craignait la prospérité , et regardait ce qui lui manquait du côté de la fortune comme des maux dont la Providence l'avait préservé. Il croyait que l'étude qui apprend à acquérir était moins utile que celle qui dispose à perdre sans s'affliger, et que les faveurs de la fortune ne sont pas si sûres que la sagesse, qui apprend à s'en passer.
Source : Gallica

Larivière Édouard, ou Le jeune mousquetaire (1868)

Comme la vie du cœur n'a qu'un objetr il s'ennuya bientôt de son état, et mille actions de grâces immortelles en soient rendues au souverain maître, cet ennui fut le premier mobile de sa conversion.
Heureusement né, souvent il avait réfléchi sur ce qu'il ne faisait pas et sur ce qu'il devait faire, réflexions salutaires, dont le fruit ne mûrit que lentement ; mais elles familiarisent au moins avec l'idée des vertus, et il est malaisé d'en avoir longtemps fait l'objet de nos réflexions, sans qu'elles passent enfin dans les mœurs et dans la conduite.
Source : Gallica

Larivière Édouard, ou Le jeune mousquetaire (1868)

Si son esprit droit était sans ornement et sans art, ses vertus donnaient de l'autorité à ses avis. Il s'insinuait dans les esprits plus par la confiance qu'inspiraient ses vertus que par le brillant de ses di scours ; on était tenté de croire, en examinant sa conduite, que la religion était dans l'ordre de la nature, et qu'il était plus aisé de servir Dieu que de l'offenser.
Source : Gallica

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