Joseph Subileau

Résumé

Joseph Subileau Éloge funèbre de M. P. Tendron… (1876)

Il importe, Mes Frères, de nous en souvenir, et pour l'éloge de M. Tendron et pour notre instruction propre: nulle vertu vraie n'est le produit de la nature seule. Qui veut posséder la vertu doit l'acheter, et elle se paye au prix de persévérants efforts.
Voilà une faible esquisse des vertus qui ornaient M. Tendron.
Il a porté à l'extrême le détachement, l'amour de la pauvreté. Il a fait ses délices de l'humilité. Le zèle des âmes a été la passion de sa vie, comme l'amour pour Jésus-Christ l'attrait le plus vif de son cœur.
Source : Gallica

Joseph Subileau Éloge funèbre de M. P. Tendron… (1876)

Nous pouvons maintenant étudier le caractère de la piété de M. Tendron, sa vie intime, les vertus qui le sanctifièrent et au moyen desquelles il devait sanctifier les autres. — Non pas, Mes Frères, qu'au moment où nous sommes, sa vertu eût pris tous ses développements. La voie du juste, selon le langage de l'Esprit Saint, ressemble au soleil qui nous envoie une lumière croissante depuis son lever jusqu'à son midi. — Mais la vertu chez l'homme se ressemble toujours; car si les traits de notre âme, comme ceux de notre visage, se modifient, comme eux aussi au fond ils restent les mêmes.
Source : Gallica

Joseph Subileau Éloge funèbre de M. P. Tendron… (1876)

Il y faut encore une vigilance et une mortification continuelles pour réprimer les saillies de la nature. C'est à ces conditions et à ce prix qu'on est un homme plein de douceur, ou, si vous l'aimez mieux, plein de bonté, car la douceur n'est que la manifestation de la bonté. La bonté par laquelle on ressemble le plus au Père céleste ; la bonté qui prime toutes les qualités, fût-ce même le génie.
Ici, Mes Frères, peut-être s'élève-t-il dans votre esprit une pensée qui m'a préoccupé moi-même. A être constamment si plein de foi et de douceur, M. Tendron a-t-il eu beaucoup de
mérite ?
Source : Gallica

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