Constant Henriot

Résumé

Constant Henriot Panégyrique du B. Pierre Fourier… (1870)

Et le Dieu que nous aimons n'est pas seulement celui que la raison proclame, non, c'est le Dieu de notre cœur chrétien, celui qui est à la fois notre Sauveur, notre Père, notre Frère et notre Ami ; c'est Jésus-Christ ! voilà l'idéal de notre amour, voilà donc aussi quel doit être l'exemplaire de notre vie, celui dont nous devons reproduire les vertus.
Or, dès sa plus tendre enfance, Pierre Fourier apparut au milieu des siens comme l'une des plus parfaites reproductions de Jésus-Christ sur la terre.
Source : Gallica

Constant Henriot Panégyrique du B. Pierre Fourier… (1870)

Et d'abord un premier amour qui fit battre le cœur de Fourier, ce fut l'amour de Dieu. Qu'est-ce que l'amour de Dieu, non pas sans doute au point de vue rationaliste et philosophique, mais au point de vue surnaturel et chrétien, le seul qui doit nous occuper ici ? c'est un sentiment calme et tranquille, d'une douceur infinie, qui s'empare de notre âme, la porte à reproduire en elle quelque chose des perfections divines et se manifeste au dehors par cet ensemble de pureté, d'humilité, de charité, de sainteté en un mot, qui constitue ce que nous appelons la vie chrétienne.
Source : Gallica

Constant Henriot Panégyrique du B. Pierre Fourier… (1870)

Mais qu'un homme soit grand par le cœur, celui-là sera toujours grand, grand dans le malheur, grand dans la pauvreté, grand dans les mépris. Car le cœur, c'est la faculté d'aimer, de se dévouer, de se donner, et rien n'est grand comme l'amour, le dévouement, le don de soi.
C'est ce que fut Pierre Fourier, il fut un grand cœur, et * c'est là son plus beau titre de gloire.
Mais qu'est-ce qu'un grand cœur ? C'est avant tout celui dont la capacité s'ouvre largement à tout ce qui est vrai, bon et beau, qui aime en un mot ce qui est grand.
Source : Gallica

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