Résumé

Joseph Subileau Eloge funèbre de M. M. Ouriou, curé de Saint-Aubin des Ponts-de-Cé… (1878)

Mais, Mes Frères, ce qui avivera surtout vos souvenirs reconnaissants, c'est la charité de votre Pasteur, second trait saillant de son âme. — La foi est, on peut le dire, la vertu de l'esprit, et l'esprit de lui-même est froid. Il lui faut, pour l'échauffer, la charité qui est la vertu du cœur; cette flamme tombée du Cœur sacré de Jésus-Christ sur la terre et sans laquelle on n'est ni un vrai chrétien, ni surtout un vrai pasteur. M. Ouriou s'est-il montré à votre égard animé de cette charité?
Source : Gallica

Joseph Subileau Eloge funèbre de M. M. Ouriou, curé de Saint-Aubin des Ponts-de-Cé… (1878)

Quand il a prêché et confessé, le prêtre placé à la tête d'une paroisse a-t-il rempli toute sa tâche? Il s'en faut, Mes Frères. Combien d'autres obligations sont écrites pour ainsi dire dans les noms qu'il porte ! Curé, il doit être l'homme des soins et des sollicitudes ; Pasteur, veiller aux besoins infinis de tout son troupeau; Père chargé d'une si nombreuse famille, s'intéresser de cœur à tous ses enfants.
Source : Gallica

Joseph Subileau Eloge funèbre de M. M. Ouriou, curé de Saint-Aubin des Ponts-de-Cé… (1878)

C'est par là, Mes Frères, qu'un homme doit être jugé, car un homme ne vaut que par son âme et surtout par son cœur.
— Eût-on fait des prodiges, on ne mérite ni l'estime de ses semblables ni les récompenses de Dieu, si l'on n'a obéi qu'à des motifs de vulgaire égoïsme.
Je remarque dans la physionomie intime de votre Pasteur deux traits particuliers.
Le premier c'est la foi, cette vertu qui apprécie toutes choses selon les lumières de l'Evangile où nous lisons à chaque page que le premier devoir de l'homme, comme son intérêt suprême, est de servir Dieu; que l'âme réclame nos meilleurs soins
Source : Gallica

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