Résumé

Notice historique sur M. l'abbé Verneret… (1849)

Quel est le Français qui n'a rougi de honte et frémi d'horreur au récit de nos discordes et de nos combats? quel est le prêtre qui n'a pleuré sur le martyre de l'archevêque de Paris, sur la captivité de l'évêque de Genève et sur l'exil de Pie IX? C'était seulement dans les libres épanchements de l'amitié que M. le curé de Gray laissait voir le fond de son âme. Ses appréhensions et ses sympathies se taisaient en face des partis. Père et pasteur de tous, il les aimait tous également, plaignant les uns et faisant des vœux pour les autres
Source : Gallica

Notice historique sur M. l'abbé Verneret… (1849)

Pour ajouter encore aux gloires de Notre-Dame de Gray, il sollicita et obtint, en faveur de cet antique sanctuaire, l'érection d'une archiconfrérie qui fut affiliée à celle de Notre-Dame des Victoires. La prière seule ne suffit pas aux pasteurs des âmes. C'est par elle qu'ils touchent le cœur de Dieu, mais c'est par la charité qu'ils se concilient le cœur de l'homme.
Source : Gallica

Notice historique sur M. l'abbé Verneret… (1849)

Jean-François VERNERET, euré de Gray, naquit à Mercey-sur-Saône, en 1797. Son père, qui était souslieutenant au 25° régiment de cavalerie, avait gagné en cinq ans l'épaulette et le sabre d'honneur. Jeune, hardi, intelligent, ce soldat de fortune se serait élevé sans doute aux grades les plus distingués, mais la mort l'enleva bientôt à sa famille et aux armées de la République. Il laissa une veuve sans ressources et un fils au berceau.
Un revers ne vient jamais seul. Le petit orphelin fut atteint d'une maladie longue et cruelle qui mit ses jours en danger.
Source : Gallica

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