Prison du Châtelet

Définition et enjeux

Barthélemy Maurice,  Histoire politique et anecdotique des prisons de la Seine… (1840)

“ Le registre des écrous du Châtelet existe aux archives de la préfecture de police, mais il offre bien moins d'intérêt que celui de l'Abbaye. D'abord parce que ce n'était pas une prison politique et ensuite à cause de la brièveté et de l'uniformité des annotations à la colonne des sorties. Tous les prisonniers du Châtelet, sans exception, étaient des condamnés ou des accusés de crimes ou délits ordinaires. Il ne se rencontre pas sur ce registre un seul nom connu ; généralement à la colonne des motifs on ne lit que le mot criminel ”
Source : Gallica

Histoire de Paris, l'ancien et le nouveau… (1879)

“ En cet état, hommes et femmes furent conduits à la prison du Châtelet; de là on les transféra à la Conciergerie.
Au nombre des hommes généreux qui avaient voulu partager le sort de ces malheureuses femmes se trouvaient Niçolasle-Cène et Pierre Gavart; leur constance dans la prison fut admirable. On leur appliqua la torture pour qu'ils abjurassent leurs erreurs, mais au milieu des souffrances les plus atroces, ils protestaient à haute voix qu'ils voulaient vivre et mourir sur ce qu'ils avaient dit et maintenu. De la torture ils furent conduits à la chapelle de la Conciergerie
”
Source : Gallica

Albert Laurent,  Les prisons du vieux Paris : illustré de cinquante-cinq gravures

“ Les bourgeois détenus étaient ou des banqueroutiers, ou des escrocs de haut vol, ou des débiteurs insolvables, car le Châtelet était aussi une prison pour dettes : il convient de dire que cette dernière catégorie de détenus était placée dans des cellules spéciales, moins affreuses que les prisons proprement dites, soumis à un régime plus doux, et nourris par le geôlier, qui était payé par les créanciers. ”
Source : Gallica

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