Marius Chastaing

Élements biographiques

Marius Chastaing,  Vingt-deux jours de captivité

“ Rien n’avait été préparé pour nous recevoir ; le bon lieutenant s’en excusa avec une grâce parfaite et une noble dignité.
Nous nous couchâmes donc sur un lit de cailloux, sans avoir soupé. Mais cela valait mieux qu’un lit de plumes et un bon souper dans une autre prison.
Nous aimions déjà notre geôlier, tel qu’il s’appelle en plaisantant ; le lendemain nous en eûmes deux à aimer, car le capitaine Ledru, commandant les forts, vint nous voir et nous montra que son cœur battait à l’unisson de celui de M. Ledoux [1] .
”
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Marius Chastaing,  Vingt-deux jours de captivité

“ La justice écoute la police, mais ne la croit pas toujours ; elle veut, pour condamner un homme, autre chose qu’un regard de travers en passant sur la place publique, autre chose qu’un éternuement irrévérencieux devant une affiche de l’autorité ; la justice, disons-nous, haussait les épaules au grand scandale des Villeneuve et autres pourvoyeurs de la cave, et renvoyait les prévenus, même sans interrogatoire, sur le vu des dossiers veufs quelquefois de procès-verbaux. ”
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Marius Chastaing,  Vingt-deux jours de captivité

“ Peut-être M. Villeneuve n’en sait-il pas davantage ; car j’ai eu des rapports avec d’autres commissaires de police, et je n’ai eu qu’à m’en louer. M. Villeneuve fera bien de se procurer un exemplaire de la civilité puérile et honnête. Je suis d’autant plus fondé à faire cette remarque, que plus tard j’ai eu à comparaître devant un magistrat d’un ordre supérieur, M. de Fabrias, juge d’instruction, et devant M. Schmidt, capitaine d’état-major [1] ; ils n’ont pas cru que leur position les dispensait des égards que les hommes bien élevés se doivent entre eux. ”
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