Marius Chastaing, Vingt-deux jours de captivité
“ Rien n’avait été préparé pour nous recevoir ; le bon lieutenant s’en excusa avec une grâce parfaite et une noble dignité. Nous nous couchâmes donc sur un lit de cailloux, sans avoir soupé. Mais cela valait mieux qu’un lit de plumes et un bon souper dans une autre prison. Nous aimions déjà notre geôlier, tel qu’il s’appelle en plaisantant ; le lendemain nous en eûmes deux à aimer, car le capitaine Ledru, commandant les forts, vint nous voir et nous montra que son cœur battait à l’unisson de celui de M. Ledoux [1] . ”
