Résumé

Théodore Mannequin La Liberté civile et la justice criminelle… (1860)

Elle a pensé sans doute que garantir efficacement la liberté, c'était la mer à boire ; là est son excuse ; cependant si elle essayait de nous donner un code de liberté, peut-être y parviendrait-elle sans trop de difficulté.
En prenant un échiquier pour exemple, je n'ai pas entendu faire de l'égalité des forces individuelles une condition sociale nécessaire. Les forces individuelles peuvent bien s'acheminer à l'égalité, ou à l'équivalence, mais, en attendant, elles sont ce qu'elles sont, et rien au monde ne peut faire que la société n'en subisse l'influence. Il n'en est pas de même des droits.
Source : Gallica

Théodore Mannequin La Liberté civile et la justice criminelle… (1860)

Privez un homme de toute liberté, et il n'en restera pas même une brute, car la brute a besoin de liberté ; il n'en restera que de la matière inerte, morte. L'absence de toute liberté, c'est la mort. Ce n'est donc pas la liberté absolument nécessaire à l'existence que l'on réclame là où des réclamations se font entendre, c'est ce qu'il en manque pour assurer à l'homme l'exercice salutaire de tous ses droits.
Source : Gallica

Théodore Mannequin La Liberté civile et la justice criminelle… (1860)

Commettre un excès de liberté, c'est voler la liberté d'autrui. A-t-on jamais ouï dire que dans un pays de voleurs il y eût excès de propriété ? Il ne peut pas non plus y avoir excès de liberté parce qu'on la vole. La législation de tous les pays, partageant l'erreur commune à cet égard, il en est résulté ce singulier arrangement qu'elle a pris des mesures contre les voleurs sans considération pour les volés; elle a mis l'objet volé sous le séquestre, sans se croire obligée à restitution envers les ayant droit
Source : Gallica

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