Prison cellulaire

Définition et enjeux

Louis Mathurin Moreau-Christophe,  Défense du projet de loi sur les prisons contre les attaques de ses adversaires… (1844)

“ C'est moins dans sa durée que dans son intensité que gît l'efficacité de la peine. Pour nous, un an de cellule équivaut à deux ans de vie en commun. Ajoutez que, pendant cette année passée isolément, le condamné se moralisera ou ne deviendra pas pire ; tandis que, pendant les deux ans passés avec ses compagnons de crime et de débauche, il se dépravera nécessairement davantage. Donc, un an de prison cellulaire serait plus efficace que deux ans de prison commune, non-seulement sous le point de vue de la pénalité, mais encore sous le point de vue de la moralité. ”
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Revue des Deux Mondes

“ La prison des condamnés à mort, placée à côté et bâtie en pendant de la prison des jeunes détenus, est une vivante et saisissante antithèse. Ce n’est pas seulement le commencement et la fin du malfaiteur qui se regardent ; c’est aussi la confrontation perpétuelle des deux systèmes pénitentiaires, la claustration cellulaire et l’emprisonnement en commun. Il suffit presque de ce vis-à-vis pour juger la question. C’est un duel sombre et silencieux entre le cachot et la cellule, entre la vieille prison et la prison nouvelle. ”
Source : Wikisource

Alphonse Delacroix,  La Science des arts, traité d'architectonique… (1869)

“ L'emploi de la prison cellulaire exige des précautions excessives ; car il doit varier suivant le temps de la détention, pour ne pas occasionner la mort ou la folie. En principe, la prison cellulaire isole absolument le détenu d'un autre détenu, afin qu'ils restent étrangers l'un à l'autre à l'expiration de leurs peines, afin qu'ils ne deviennent pas alors des associés pour le crime. Elle l'isole de toute cause de distraction extérieure à lui-même. ”
Source : Gallica

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