Ernest Glasson

Élements biographiques

Ernest Glasson,  Histoire du droit et des institutions politiques… (1882-1883)

“ On a tant parlé du suffrage universel dans notre temps en Europe et il est si facile d'éblouir les masses d'un pays en leur promettant l'accès à la vie politique, que partout où ce suffrage universel ne fonctionne pas encore, ceux qui voudront s'emparer du pouvoir s'empresseront de le promettre. C'est une arme puissante, irrésistible même pour les partis qui veulent arriver aux affaires, mais arme dangereuse, car elle peut se retourner contre eux ou les conduire dans des voies inconnues et pleines de périls. La réforme électorale s'impose cependant en Angleterre. ”
Source : Gallica

Ernest Glasson,  Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)

“ Le divorce en lui-même ne peut pas être un bien, c'est le remède d'un mal. Le divorce ne doit pas être signalé comme un mal, s'il peut être un remède quelquefois nécessaire.
Doit-il être politiquement préféré à la séparation ? Voilà la seule question, puisqu'il est reconnu et incontestable que la loi doit offrir à des époux outragés, maltraités, en péril de leurs jours, des moyens de mettre à couvert leur honneur et leur vie.
Le mariage, comme tous les autres contrats, ne peut se former sans le consentement des parties
”
Source : Gallica

Ernest Glasson,  Du consentement des époux au mariage… (1866)

“ Le dol, en droit commun, constitue une cause de nullité des contrats à la condition d'émaner de la personne avec laquelle on a traité; il n'est pas nécessaire que le dol ait produit une erreur sur la substance de la chose. En pareil cas, stricto jure, le contrat en lui-même est valable et la personne lésée devrait demander seulement des dommages-intérêts ; mais, quand le dol provient de l'autre partie, n'est-il pas plus simple d'annuler ce qui a été fait? C'est le moyen d'obtenir les dommages-intérêts les plus parfaits qu'il soit possible d'imaginer. ”
Source : Gallica

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