Résumé

Ernest Glasson Le Droit de succession au moyen âge… (1893)

Toute personne à laquelle le testament portait dommage, avait le droit de l'attaquer, s'il avait été fait contrairement à la coutume et par exemple si le testateur avait laissé plus que la loi ne lui permettait de disposer à titre de legs. C'est ici qu'il importe de distinguer soigneusement entre la réserve coutumière relative aux propres et établie au profit de tous les parents d'une part et la légitime de l'autre empruntée au droit romain, mais seulement au profit des descendants.
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Ernest Glasson Le Droit de succession au moyen âge… (1893)

L'inégalité existait sans doute dans les familles de la noblesse et de la haute bourgeoisie, par l'effet même du droit d'aînesse, des renonciations à succession, puis ensuite et aussi des institutions contractuelles et des substitutions. Mais l'esprit des coutumes était tout différent pour les roturiers et elles tenaient à assurer entre les héritiers une égalité beaucoup plus absolue que celle de notre Code civil. Ainsi aujourd'hui les donations et les legs faits aux successibles sont valables et sujets à rapport
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Ernest Glasson Le Droit de succession au moyen âge… (1893)

IV.
30 LE DROIT DE SUCCESSION
fait exceptionnel. Cette Assise du comte Geffroy posa en principe qu'à l'avenir les baronnies et les fiefs de chevalier situés en Bretagne, ne pourraient plus être partagés, que l'aîné en hériterait seul à charge de pourvoir ses puînés honorablement selon ses moyens (1) . Ce principe de l'Assise est sans aucun doute d'importation anglaise. Il faut rappeler en effet que Geffroy, duc de Bretagne, était un Plantagenet, fils du roi d'Angleterre Henri II, frère de Richard Coeur de Lion et de Jean sans Terre.
Source : Gallica

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