Résumé

Portrait de Alfred Léon Le Poittevin Alfred Léon Le Poittevin,  Des Droits de la fille, ou du Mariage avenant dans la coutume de Normandie… (1889)

“ En soi, la créance des soeurs non héritières a toujours été une charge de tous les fils, qui continuent, à titre d'obligation civile, les obligations naturelles de leur père vis-à-vis de ses filles : le mariage avenant qui n'est que l'expression de cette créance est donc une charge de toute la succession (1) . Au contraire, quand les soeurs sont exceptionnellement cohéritières, elles ne peuvent concourir comme copartageantes que sur ce qui entre en partage; or, le fief est en dehors du partage, ce n'est pas un bien divisible, il reste tout entier à l'aîné (2) . ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Léon Le Poittevin Alfred Léon Le Poittevin,  Des Droits de la fille, ou du Mariage avenant dans la coutume de Normandie… (1889)

“ Sans doute, le bourgeois, le commerçant, l'habitant de la ville, comme le seigneur ou le propriétaire rural, peuvent se préoccuper de ce but cher à la Coutume et à ceux qui l'expliquent : la richesse perpétuée, — et par elle la grandeur ou le bien-être, — au moyen de l'exclusion des filles, par laquelle on évite le fractionnement excessif du patrimoine. Si telle est leur pensée, ils n'ont qu'à laisser s'accomplir le droit commun. Avec une réserve à partage, le père établit en bourgage une égalité absolue entre tous ses enfants ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Léon Le Poittevin Alfred Léon Le Poittevin,  Des Droits de la fille, ou du Mariage avenant dans la coutume de Normandie… (1889)

“ Si l'on prend une hypothèse simplifiée, le droit de la fille ou des filles consiste, en quantité, dans le tiers de la succession, déterminé sur la base du revenu (1) : deux fils, et une fille, le patrimoine paternel étant uniquement composé de biens roturiers, prennent, en définitive, un tiers chacun. Pourtant, on ne fera point trois lots ; on n'en fera que deux, et chaque frère prendra la moitié de la succession : voilà le partage; mais l'un et l'autre supporteront la légitime, et chacun paiera à sa soeur la moitié du tiers qui revient à celle-ci : ils acquitteront ainsi le mariage avenant. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature