Résumé

Violette Weil-Fribourg Le droit des héritiers à leur réserve en nature préface de M. René Demogue… (1935)

C'est une loi naturelle et immuable que les pères doivent laisser leurs biens à leurs enfants après leur mort, et c'est aussi une autre loi qu'on met communément au nombre des lois naturelles, qu'on puisse disposer de ses biens par un testament. Si on donne à la première de ces deux lois une étendue sans aucune borne, un père ne pourra disposer de rien et si on étend la seconde à une liberté infinie de disposer de tout, comme faisait l'ancien droit romain, un père pourra priver ses enfants de toute part à sa succession et donner tous ses biens à des étrangers...
Source : Gallica

Violette Weil-Fribourg Le droit des héritiers à leur réserve en nature préface de M. René Demogue… (1935)

En réalité, nous nous trouvons dans un cas de conflit particulièrement aigu entre l'intérêt du réservataire et l'intérêt du donataire : le premier ayant intérêt à exiger sa réserve en nature, le second, à conserver un bien qu'il a partiellement payé.
En prenant parti pour l'un, on sacrifie forcément l'autre. Sans oublier que le but du droit est de maintenir l'harmonie sociale et non de jeter le trouble parmi les hommes, nous nous prononçons sans hésitation en faveur du réservataire, c'est-à-dire pour la réduction en nature des libéralités indirectes excessives.
Source : Gallica

Violette Weil-Fribourg Le droit des héritiers à leur réserve en nature préface de M. René Demogue… (1935)

Il n'y a de réserve et de quotité disponible que sur la succession telle qu'elle se compose après que l'époux survivant a choisi les biens qu'il veut garder en tenant compte de leur valeur. » (1)
Après avoir fait échapper les liquidations de communauté aux règles sur la réserve et la quotité disponible, on les fait également échapper aux règles sur la prohibition des pactes sur succession future. C'est logique : pour qu'on puisse parler de pacte sur succession future prohibé, il faut, c'est la première condition, que les biens objets de la convention fassent partie d'une « succession » (2) .
Source : Gallica

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