Henri Laurain, De l'adoption : thèse pour le doctorat présentée à la Faculté de droit de Nancy (1886)
“ Mais, ce qui eessait dans la personne du père naturel, c'était la puissance paternelle. Elle passait, en effet, au père adoptif aussitôt après l'adoption, avec tous les attributs et prérogatives qu'elle comportait. Ainsi l'adopté cessait d'acquérir pour son ascendant naturel ; l'usufruit que cet ascendant avait sur le pécule adventice, s'éteignait pour lui. Enfin, l'enfant adoptif pouvait se marier sans être obligé de requérir son consentement. L'adoption ne produisait jamais que des effets individuels, c'est-à-dire restreints à la personne de l'adopté. ”
