Paul Flat

Élements biographiques

Paul Flat Nos femmes de lettres

«Il y a des femmes qui inspirent l'envie de les vaincre et de jouir d'elles. Mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.» Beauté pliante et soumise, Grâce Mirbel est de la race des premières. Des pieds à la tête, elle n'est que sensibilité amoureuse, subordonnée à la sensualité. Voilà ce que Mme Henri de Régnier nous illumine d'un vif éclat, ce qui donne sa pleine signification à cette figure féminine: la prédominance, l'absorption de la sensation, ne laissant subsister aucune place dans cette âme d'instinct, pour quoi que ce soit d'autre qu'une existence d'amante!
Source : Gutenberg

Paul Flat Le musée Gustave Moreau : l'artiste… (1899)

Ils y pourront suivre pas à pas, et dans ses étapes successives, à travers les hésitations et les tâtonnements, depuis les essais du début jusqu'à la conquête décisive de la personnalité, les transformations logiques d'un talent qui s'est cherché lui-même avec ardeur et conscience, et dont la plus chère conviction, sans doute, était qu'un artiste n'est jamais arrivé, au sens trop commode où l'on entend ce mot, pour marquer qu'il n'a plus de progrès à faire, mais bien au contraire, comme on l'a dit si justement, qu'il est dans un état de perpétuel devenir.
Source : Gallica

Paul Flat Nos femmes de lettres

Elle apparaît toujours un peu délicate, fausse en quelque façon, l’attitude du sexe fort en face de la femme-auteur. Confrère et rival, il se résigne malaisément à ce que soit constatée telle supériorité qui lui prépare la plus cruelle blessure d’amour-propre, la plus douloureuse humiliation d’orgueil. Est-il besoin d’observer que l’élite de celles qui possèdent un don est infiniment supérieure à la moyenne de ceux qui, tenant une plume, n’ont pour écrire d’autres motifs valables que l’obligation de gagner leur vie ou la satisfaction légèrement puérile de la vanité ?
Source : Wikisource

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