Résumé

Paul Flat Le musée Gustave Moreau : l'artiste… (1899)

Ils y pourront suivre pas à pas, et dans ses étapes successives, à travers les hésitations et les tâtonnements, depuis les essais du début jusqu'à la conquête décisive de la personnalité, les transformations logiques d'un talent qui s'est cherché lui-même avec ardeur et conscience, et dont la plus chère conviction, sans doute, était qu'un artiste n'est jamais arrivé, au sens trop commode où l'on entend ce mot, pour marquer qu'il n'a plus de progrès à faire, mais bien au contraire, comme on l'a dit si justement, qu'il est dans un état de perpétuel devenir.
Source : Gallica

Paul Flat Le musée Gustave Moreau : l'artiste… (1899)

Tel est bien le sens symbolique de la belle composition : le Jeune homme et la mort, que Gustave Moreau devait imaginer plus tard, tout à la fois pour exprimer la mélancolie de cette jeunesse si tôt ravie, et manifester devant tous un culte cher à son cœur. Cette influence de Chassériau, Gustave Moreau ne l'a jamais niée; non seulement il ne l'a pas niée, mais il a voulu l'affirmer, il s'en est fait honneur; et pour mieux préciser plus tard ce que devait son propre talent à cet élégant et charmant génie, il lui rendit hommage dans le Jeune homme et la mort.
Source : Gallica

Paul Flat Le musée Gustave Moreau : l'artiste… (1899)

Mais si maintenant on s'arrête à l'expression physionomique des personnages, à l'idéal qu'ils incarnent, on est aussi frappé par l'apport de modernité dans le regard des Rois mages, par ce je ne sais quoi que l'on n'avait encore ni vu ni soupçonné autre part, et qui est plus frappant encore dans cette conception poétique que dans la réalisation féminine des muses. Ces figures anxieuses et fixes avec leurs yeux assoiffés d'idéal
et tendus vers l'étoile lointaine répondent bien au caractère comme à la portée symbolique des œuvres futures où l'artiste ne relèvera que de lui-même.
Source : Gallica

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