Résumé

Etude sur les maîtres liégeois dans les musées de l'Allemagne (1854)

L'expression de la tête de la Vierge respire une douleur si intime et si profonde que le spectateur ne peut plus se soustraire au souvenir de cette vision. Longtemps elle hante la mémoire, comme les accens d'un chant plein de tristesse ; il semble que , pour trouver sur sa palette les traits d'une douleur aussi achevée, l'artiste a dû être initié à toutes les tristesses de la vie et aux angoisses de la mort. Les toiles d'Albert Durer lui-même ne sont ni plus saisissantes, ni plus vraies.
Source : Gallica

Etude sur les maîtres liégeois dans les musées de l'Allemagne (1854)

Aujourd'hui, plus de trois siècles après la mort de l'artiste, on trouve souvent encore sur la pierre quelques couronnes de fleurs ou d'immortelles que des mains pieuses et inconnues viennent y déposer, hommage d'un cœur simple et reconnaissant aux mânes de l'artiste qui entretint le culte du beau et répandit sur le pays la douce et durable illustration que les arts et les lettres seuls savent donner.
Source : Gallica

Etude sur les maîtres liégeois dans les musées de l'Allemagne (1854)

Les églises de Liège possèdent encore un certain nombre de tableaux de Bertholet Flemael ; mais il n'en est aucun où il s'élève à la hauteur d'inspiration , à la noblesse de style et d'expression qu'il a déployées dans le Christ au Tombeau , aujourd'hui la propriété du roi de Prusse. Dans cette belle œuvre , vraiment digne du Poussin, avec lequel notre peintre a beaucoup d'analogie, et qu'il surpasse certainement par l'harmonie et la couleur , le corps du Christ surtout est d'un modelé parfait, d'un dessin châtié et pur.
Source : Gallica

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