Résumé

Ch. Timbal Revue des Deux Mondes T. 6, 1874

Il est heureux que le Louvre puisse inscrire d’une manière significative celui d’un homme qui n’eut pas seulement la gloire modeste de perfectionner la perspective, mais qui le premier avant Masaccio, par une sorte d’entraînement, qui est une des divinations du génie, se prit corps à corps avec la nature, éclairant ainsi d’une lumière nouvelle la voie où son siècle allait, grâce à lui, le dépasser : humble travailleur qui, vivant, ne demandait à son métier que de l’aider à vivre, et dont la mort, en effaçant ses œuvres jour à jour, semble avoir compris la modestie.
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Ch. Timbal Revue des Deux Mondes T. 6, 1874

Si le goût d’un peuple se traduit jusque dans l’exécution des objets qui répondent à ses besoins les plus vulgaires, c’est, par de plus nobles efforts qu’il établit sa prééminence, et qu’il la maintient, et cette fois c’est le rôle de l’état de les susciter. En fournissant aux artistes l’occasion et la place, un gouvernement intelligent ne fait cependant que la moitié de sa tâche : il lui importe encore de leur tracer une voie, et sans despotisme, mais non sans conviction, de les y maintenir.
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Ch. Timbal Revue des Deux Mondes T. 6, 1874

Aujourd’hui, après les lassitudes et les découragemens d’une époque si tourmentée, d’où vient cette poussée de vie et cette puissance de sève dont témoignent les œuvres de l’école contemporaine ? Et cependant où sont les patrons dans ce siècle qui ne veut plus de maître ? C’est l’amour du passé qui a encore une fois porté ses fruits, car il ne faut pas s’y tromper : cette lutte autour des objets d’art qui paraissent dans les ventes publiques n’est pas seulement l’effet d’une passion factice, elle est l’indice certain d’un fait qui a des conséquences sérieuses.
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