Frédéric Reiset

Frédéric Reiset

Résumé

Portrait de Frédéric Reiset Frédéric Reiset Note sur les musées nationaux (1875)

Salle fermée faute de gardiens, cela ne le calmerait nullement.
Le Musée du Louvre est le plus libéral qui soit au monde. Voulez-vous savoir ce qu'il y vient de monde un dimanche, un de ces dimanches où le soleil de printemps brille, où Paris tout entier est sur les boulevards, aux Champs-Élysées, au bois de Boulogne, au bois de Vincennes, aux courses ?... Les salles ne sont qu'à moitié garnies de visiteurs, et l'on serait tenté de dire qu'il y a peu de monde. Eh bien, de midi à quatre heures, il sera entré de cinq à six mille personnes ! Quand la foule vient, ce chiffre est doublé.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Reiset Frédéric Reiset Note sur les musées nationaux (1875)

Il y a là une inégalité bien préjudiciable à nos chefs-d'oeuvre, car nécessairement la moitié des tableaux placés dans cette galerie sont et paraissent sacrifiés. Quoi qu'on fasse, quelque soin qu'on mette à choisir ceux qui peuvent supporter la grande lumière et à placer dans la demi-ombre ceux qui pour différents motifs demandent un jour plus doux, le mal existe, il est patent pour tous les yeux.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Reiset Frédéric Reiset Note sur les musées nationaux (1875)

Tout dépend bien souvent de la mode ou des fantaisies changeantes de quelques amateurs. Ce qu'on aimait, ce qu'on couvrait d'or il y a vingt ans, n'est plus ce qu'on recherche aujourd'hui. Dans vingt ans, le goût aura changé encore. Un musée public n'a rien à voir à ces vogues passagères.
Mais cela est évident ; en laissant de côté quelques exagérations presque scandaleuses, un tableau célèbre, une belle statue seraient, aux prix actuels, impossibles à acquérir avec le crédit accordé aux musées.
Source : Gallica

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