Charles Galbrun

Résumé

Charles Galbrun Le Louvre intime (1894)

Ils ne sont qu'à mi-chemin. Un escalier s'enfonce à droite, à côté d'une petite porte qui donne entrée à la salle des Rouleaux. Cette salle est un des mystérieux greniers du Louvre, un de ces magasins où le musée, comme un avare, entasse ses chefs-d'œuvre pour en jouir en égoïste. La question est trop importante pour qu'on la passe sous silence. Nous y reviendrons, et tâcherons de réduire à néant cette légende absurde qui a cours dans le public et qui consiste à supposer que les conservateurs détiennent pour eux seuls les trésors de nos collections nationales.
Source : Gallica

Charles Galbrun Le Louvre intime (1894)

Ayons confiance en ceux qui consacrent leur vie à l'étude spéciale de l'art; ils savent mieux que personne quels sont les besoins de leurs collections, ils en connaissent les lacunes.
Il y a cent ans qu'un décret de la Convention a fondé notre grand musée national. Examinez les inventaires d'alors, comparezles à ceux d'aujourd'hui, représentez-vous des séries d'objets d'art non classées, des attributions erronées ou fantaisistes, l'absence, par conséquent, de catalogues. Partout où régnait l'obscurité, resplendit maintenant la lumière, et, chaque jour,, elle se fera plus éclatante.
Source : Gallica

Charles Galbrun Le Louvre intime (1894)

De ce parti pris, le Louvre ne doit pas tenir compte : c'est un sanctuaire d'étude où toutes les manifestations de l'art doivent être représentées, quel qu'en soit le mérite ou l'espèce.
Les 91 autres toiles sont des œuvres de peintres contemporains, que le Louvre exposera lorsque le délai de dix années après la mort de leurs auteurs sera écoulé, ou des œuvres anciennes, intéressantes au point de vue de l'histoire de l'art, telles que les plus beaux des « Mays de Notre-Dame », ces tableaux qu'offraient chaque année, au XVIIe siècle, la corporation des Orfèvres, à l'Église métropolitaine.
Source : Gallica

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