Résumé

Pierre P. Weiner Les chefs-d'oeuvre de la galerie de tableaux de l'Ermitage à Petrograd… (1923)

Devenue, par la force des choses, l'un des plus grands collectionneurs de l'Europe, Catherine est loin de songer à la fondation d'un musée, le musée comme tel étant une conception peu ou point répandue au XVIIIe siècle. L'impératrice ambitionnait des objets d'art pour en orner ses nombreuses demeures et surtout pour les concentrer à l'Ermitage, dénomination qui n'avait, alors, en soi rien de particulier: Péterhof et Tsarskoé Sélo renferment encore, de nos jours, de charmants pavillons ainsi nommés qui datent des règnes de Pierre le Grand et d'Elisabeth.
Source : Gallica

Pierre P. Weiner Les chefs-d'oeuvre de la galerie de tableaux de l'Ermitage à Petrograd… (1923)

Il importe, au surplus, de se rappeler que l'Ermitage, demeure impériale sous Catherine II, n'a jamais entièrement dépouillé le caractère de sa destination primitive. Sous le règne des successeurs de Catherine, jusqu'à l'avènement au trône du dernier des Romanoffs, ce palais a souvent servi de cadre féérique aux bals et aux spectacles de cour, d'autant que le seul accès au théâtre de l'Ermitage, belle construction de Quarenghi inspirée par le théâtre Olympique de Vicence, était contigu au musée.
Source : Gallica

Pierre P. Weiner Les chefs-d'oeuvre de la galerie de tableaux de l'Ermitage à Petrograd… (1923)

La mort de Nicolas Ier, coïncidant avec la guerre de Crimée, interrompit, pour quelque temps, la croissance rapide de l'Ermitage. Soit par mesure d'économie, soit par indifférence, l'auguste fils de Nicolas Ier s'abstint de toute dépense sérieuse dans l'intérêt de notre musée national. Il se borna à quelques achats accidentels de tableaux à St Pétersbourg, le plus souvent de peintres modernes russes, qui, à cette époque, avaient encore leur place à l'Ermitage.
Source : Gallica

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