Résumé

Paul Flat Nos femmes de lettres

«Il y a des femmes qui inspirent l'envie de les vaincre et de jouir d'elles. Mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.» Beauté pliante et soumise, Grâce Mirbel est de la race des premières. Des pieds à la tête, elle n'est que sensibilité amoureuse, subordonnée à la sensualité. Voilà ce que Mme Henri de Régnier nous illumine d'un vif éclat, ce qui donne sa pleine signification à cette figure féminine: la prédominance, l'absorption de la sensation, ne laissant subsister aucune place dans cette âme d'instinct, pour quoi que ce soit d'autre qu'une existence d'amante!
Source : Gutenberg

Paul Flat Nos femmes de lettres

Elle apparaît toujours un peu délicate, fausse en quelque façon, l’attitude du sexe fort en face de la femme-auteur. Confrère et rival, il se résigne malaisément à ce que soit constatée telle supériorité qui lui prépare la plus cruelle blessure d’amour-propre, la plus douloureuse humiliation d’orgueil. Est-il besoin d’observer que l’élite de celles qui possèdent un don est infiniment supérieure à la moyenne de ceux qui, tenant une plume, n’ont pour écrire d’autres motifs valables que l’obligation de gagner leur vie ou la satisfaction légèrement puérile de la vanité ?
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Paul Flat Nos femmes de lettres

Faut-il ajouter que ce qu’il y a de plus médiocre dans la littérature féminine se garda bien de manquer à l’appel ? « La Haine emporte tout », observa-t-on justement, puisque la haine est entre les hommes un lien plus fort encore que l’amour.
Pour une fois ils ne se trompaient pas d’adresse et leur trait portait juste — juste, entendons-nous bien, par l’importance du point visé, car Mme Marcelle Tinayre est sans conteste, par la qualité et la formation du talent, la plus vigoureuse, la plus virile des plumes féminines qui se sont révélées dans ces dernières années.
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