Résumé

Portrait de Jules Huret Jules Huret Enquête sur l’évolution littéraire

La prose, c’est le roman, le roman libéré des vieux harnois : il ne s’est pas renouvelé aussi vite que la poésie. Il n’y a pas, hormis Huysmans, de maître à comparer à ceux d’hier, à Flaubert, à Barbey d’Aurevilly, aux Goncourt ; il n’y a même pas un fou lucide qui nous jette dans les jambes quelques Chants de Maldoror. Les psychologues s’éteignent un à un, comme les bougies d’un candélabre, en les salons où ils fréquentent. Seuls brillent, dans la pénombre, Barrès alimenté par l’ironie et Margueritte dont la flamme est une âme.
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Le Magnificisme ne sera pas outrancier dans l’extrême à l’instar du Romantisme qui ne donna des ailes qu’à la folle du logis, ni à l’instar du Naturalisme qui ne donna des pattes qu’à son objectif. Ce qui occupera les hiératiques artistes de la Magnificence : l’essentiel motif de l’Humanité tramé dans l’ambiante et fondamentale orchestration de la Nature. Poètes des synthèses humaines, ils promettent l’œuvre vibrante, sortie des rythmiques entrailles de la vie, dans sa toute perfection, à la manière de l’Anadyomène éclosant de l’onde.
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Portrait de Jules Huret Jules Huret Enquête sur l’évolution littéraire

Pour moi, le cas d’un poète, en cette société qui ne lui permet pas de vivre, c’est le cas d’un homme qui s’isole pour sculpter son propre tombeau. Ce qui m’a donné l’attitude de chef d’école, c’est, d’abord, que je me suis toujours intéressé aux idées des jeunes gens ; c’est ensuite, sans doute, ma sincérité à reconnaître ce qu’il y avait de nouveau dans l’apport des derniers venus. Car moi, au fond, je suis un solitaire, je crois que la poésie est faite pour le faste et les pompes suprêmes d’une société constituée où aurait sa place la gloire dont les gens semblent avoir perdu la notion.
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