Jules Huret

Élements biographiques

Portrait de Jules Huret Jules Huret Enquête sur l’évolution littéraire

La prose, c’est le roman, le roman libéré des vieux harnois : il ne s’est pas renouvelé aussi vite que la poésie. Il n’y a pas, hormis Huysmans, de maître à comparer à ceux d’hier, à Flaubert, à Barbey d’Aurevilly, aux Goncourt ; il n’y a même pas un fou lucide qui nous jette dans les jambes quelques Chants de Maldoror. Les psychologues s’éteignent un à un, comme les bougies d’un candélabre, en les salons où ils fréquentent. Seuls brillent, dans la pénombre, Barrès alimenté par l’ironie et Margueritte dont la flamme est une âme.
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Portrait de Jules Huret Jules Huret Enquête sur l’évolution littéraire

Le Magnificisme ne sera pas outrancier dans l’extrême à l’instar du Romantisme qui ne donna des ailes qu’à la folle du logis, ni à l’instar du Naturalisme qui ne donna des pattes qu’à son objectif. Ce qui occupera les hiératiques artistes de la Magnificence : l’essentiel motif de l’Humanité tramé dans l’ambiante et fondamentale orchestration de la Nature. Poètes des synthèses humaines, ils promettent l’œuvre vibrante, sortie des rythmiques entrailles de la vie, dans sa toute perfection, à la manière de l’Anadyomène éclosant de l’onde.
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Portrait de Jules Huret Jules Huret Sarah Bernhardt (1899)

C'est autant physique que cérébral, sans doute ; ce doit être, en même temps, l'hypnotisme des objets et les parfums de l'air qu'on y respire, l'art idéal de l'arrangement et la diversité inattendue, inouïe des choses, le mystère des tapis sourds, les chants discrets d'oiseaux cachés dans des frondaisons rares, la griserie des chatoiements d'étoffes aussi bien que la caresse silencieuse des bêtes familières, — et, par-dessus tout, quand on l'entend et qu'elle se montre, la voix et l'être tout entier de la maîtresse de ces lieux...
Source : Gallica

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