Résumé

Portrait de Félicité de Genlis Félicité de Genlis De l’influence des femmes sur la littérature française comme protectrices des lettres et comme…

Cette Amélie, égarée deux fois par de criminelles amours, est admirée de tous les personnages pour sa vertu et son innocence, et même après son suicide. C’est elle qui dit à son amant : « Ne me dis pas que je ne suis pas coupable, il m’est doux de l’être pour toi : ... te livrer mon innocence, perdre peut-être l’estime publique, voilà les sacrifices que j’aime à te faire... Je suis coupable, il est vrai, mais non pas malheureuse ; et à quelque honte que je sois réservée, je la supporterai même avec joie, puisqu’elle sera la preuve de mon amour. »
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Portrait de Félicité de Genlis Félicité de Genlis De l’influence des femmes sur la littérature française comme protectrices des lettres et comme…

Je terminerai cet ouvrage par une remarque qui fait honneur à toutes les femmes auteurs françaises, c’est que toutes ont montré dans leurs ouvrages l’amour de la patrie. Dans ce nombre infini, il n’en est point qui ait eu assez peu d’élévation d’âme pour louer une nation étrangère aux dépens de la sienne. Toute nation est respectable, parce qu’aucune ne peut subsister sans lois, sans police, sans morale et sans vertus. Attaquer, fronder un peuple entier, fut-il l’ennemi de notre pays, est dans les gens de lettres un manque intolérable de bienséance.
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Portrait de Félicité de Genlis Félicité de Genlis De l’influence des femmes sur la littérature française comme protectrices des lettres et comme…

Non-seulement une femme, mais un homme qui auroit quelque respect pour le public, n’oseroit transcrire la page infâme et dégoûtante qui suit ce discours, dont l’extravagance et l’impiété font toute l’énergie... Conçoit-on qu’une femme expirante, faisant sa dernière prière sur les cendres d’un père révéré, soit capable dans cet instant, de souiller la vie qu’elle va quitter, et de profaner la mort en se livrant aux emportemens féroces d’un frénétique ? Conçoit-on mieux qu’un amant, mourant lui-même, puisse éprouver ces terribles transports, en revoyant sa maîtresse sur le bord de la tombe !
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