Résumé

Odysse Barot Madame la Présidente (3e édition… (1883)

Viens! viens! ma Paule!... ma femme!... Rien ne pourra plus nous séparer !...
Mais Paule n'était point rassurée, et semblait agitée par de tristes pressentiments.
— J'ai peur, mon Julien, murmura-t-elle d'une voix faible... je ne sais pourquoi je tremble... C'est mal ce que je fais là... Mon ami, je vous en prie, renonçons à notre projet... Je m'imagine qu'un danger nous menace...
— Sois sans crainte... tout nous favorise... personne ne se doute de rien. Viens ! viens !
— Non!... remettons cela à demain... Marceline, rentrons... je ne suis pas maîtresse de mes angoisses, de mes terreurs...
Source : Gallica

Odysse Barot Madame la Présidente (3e édition… (1883)

Je n'oublierai jamais, croyez-le bien, que je vous dois la vie !
— Et moi, je n'oublierai pas, ajouta Julien, que, sans vous, sans votre dévouement et votre courage, je pleurerais à jamais celle qui va être ma femme.
M. Tournays ne fut ni moins cordial, ni moins affectueux.
— Et moi, je vous dois l'existence de ma chère enfant! dit-il. Vous serez toujours un ami pour nous tous.
Guillaume balbutiait, ne répondait que par monosyllabes; le général souriait de son embarras, dont il était bien loin de comprendre toutes les causes...
Source : Gallica

Odysse Barot Madame la Présidente (3e édition… (1883)

Après les obsèques d'Huguette et de Julien, et tandis que Paule, dévorée par la fièvre, semblait menacée d'aller rejoindre bientôt son indigne mère et son infortuné frère naturel, il s'occupa activement de réaliser sa fortune et celle qui revenait à mademoiselle Tournays.
Les épouvantables événements dont sa maison avait été le théâtre lui rendaient l'existence impossible à Paris. N'ayant pas le courage de se faire justice, il avait résolu d'aller vivre bien loin, sous un nom d'emprunt. Ne lui restait-il pas son enfant, qu'il aimait, — si tant est qu'il fût capable d'aimer quelqu'un !
Source : Gallica

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