Résumé

Ange Bénigne Femmes et maîtresses, par Ange Bénigne… (1884)

Le président lui laissa le temps de se remettre et la pressa d'autant moins qu'elle était fort agréable à regarder : de grands yeux effarés dans un visage blanc comme la neige, une grosse natte de cheveux dorés qui soutenait un chapeau noir couvert de plumes de merle bronzé, l'air d'un enfant qui est sur le point de crier ; avec cela, grande et souple, saluant comme on saluait autrefois ; majestueuse de façons, et ne pouvant, dans l'habitude de la vie, s'empêcher d'éclater de rire à tout bout de champ.
Source : Gallica

Ange Bénigne Femmes et maîtresses, par Ange Bénigne… (1884)

Il faut voir alors l'œil dur et méprisant avec lequel Mme de Barguignon toise le pauvre Chavoix, qui longe piteusement le mur de sa maison qu'il voudrait percer pour se dérober à l'examen de la sévère dévote.
Ah! c'est que leurs costumes ne se ressemblent guère : Mme de Barguignon, fraîche et reposée, est déjà toute prête; ses cheveux lissés sous un chapeau fanchon de crêpe de Chine noir, sa tunique de laine bien drapée sur un jupon de faille foncée, elle tient à la main son austère parapluie des bonnes œuvres et un livre de messe dont les coins usés témoignent d'un usage fréquent.
Source : Gallica

Ange Bénigne Femmes et maîtresses, par Ange Bénigne… (1884)

Vous aimez donc les cheveux blonds? dit Mme de Blanseuil en ôtant son chapeau.
Croyez-vous que je n'aie point cent fois rêvé des vôtres? répondit M. de Gênes, qui prit le parti d'accorder quelques banalités à cette jolie femme.
Ils sont plus longs qu'on ne croit; on ne me les a jamais coupés quand j'étais petite. Je ne me sers pas de pommade; m'approuvez-vous? Tous les trois mois, on en coupe quatre centimètres, pas davantage. Ils sont brillants, n'est-ce pas? Et pourtant, je vous le jure, mon ami, je n'emploie ni bandoline, ni
brillantine, ni cosmétique.
Source : Gallica

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