Résumé

Gustave Boissonade Histoire des droits de l'époux survivant… (1874)

Sans doute, on a compté sur l'usage où sont les époux de se faire des donations par contrat de mariage, ou après le mariage, ou par testament ; mais est-ce là une raison suffisante? Faut-il aussi supprimer le droit héréditaire des enfants, parce que le père et la mère ne manqueront pas dès lors de les appeler par donation ou par testament? Bien des causes ne peuvent-elles pas faire que la mort, qui n'attend pas que nous soyons prêts, surprenne un époux avant qu'il ait pu régler sa succession suivant ses affections ?
Source : Gallica

Gustave Boissonade Histoire des droits de l'époux survivant… (1874)

VIII. Devrait-il y avoir rapport ou imputation sur le droit héréditaire des dons et legs faits au survivant par le conjoint prédécédé ?
Si l'on considère que le nouveau droit qu'il s'agit d'accorder à l'époux, ou mieux de lui reconnaître comme droit naturel, n'a d'autre but que de lui assurer une existence honorable et en rapport avec la situation antérieure que lui avait donnée le mariage, il est clair que le but de la loi est atteint et son voeu accompli, par une voie bien préférable encore, quand le survivant tient ses droits de la volonté expresse du prédécédé.
Source : Gallica

Gustave Boissonade Histoire des droits de l'époux survivant… (1874)

Mais, dans les provinces du Midi, où le régime dotal, emprunté au droit romain, entraîne la séparation des intérêts, il y a des gains légaux de survie pour le mari : comme la femme a l'augment de dot, le mari en a le contre-augment, et, à défaut de dot pour régler le gain de survie, il a droit, comme la femme, à la quarte du conjoint pauvre créée par Justinien.
Indépendamment des avantages réglés par le contrat de mariage, la plupart des Coutumes admettent pendant le mariage la stipulation d'un Don mutuel en usufruit pour le survivant des époux
Source : Gallica

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