Don mutuel

Définition et enjeux

Camille Godelle,  Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1856)

“ Pour que le don mutuel fût valable, il fallait que chaque époux eût l'espérance de survivre à son conjoint et de profiter de la libéralité; autrement ce n'eût plus été une donation mutuelle, c'eût été une donation simple. Les coutumes s'accordaient sur le principe, mais non sur l'étendue que devait recevoir ce principe. Ainsi quelquesunes, comme celle de Bar, requéraient dans les époux une égalité ou une presque égalité de probabilité dans l'espérance de survie. Le don mutuel n'était permis que si les époux se trouvaient égaux ou presque égaux en âge. ”
Source : Gallica

Raymond Théodore Troplong,  Des donations entre-vifs et des testaments… (1872)

“ Les deux traits distinctifs du don mutuel exigés par le droit coutumier étaient la réciprocité et l'égalité. Notre législateur n'asservit pas l'esprit de bienveillance et de générosité à des règles si étroites. Il laisse l'époux libre de donner à son conjoint, sans recevoir autant qu'il donne et même sans recevoir aucun avantage réciproque. C'est rendre à la donation son plus noble caractère que de la dégager d'une réciprocité nécessaire qui en altère la pureté. ”
Source : Gallica

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